Un article de Rosine Albertini paru dans Corse-Matin
du 28 août 2007
L’auteur du livre « Les diamants de la trahison » séjourne
actuellement en Corse, sa île d’adoption
où il a suivi toute sa scolarité. Il y a été accueilli comme l’enfant du pays,
ce qui le touche beaucoup. Jean-Barthélémy Bokassa, premier petit fils de l’empereur
de Centrafrique a dédié sa biographie familiale à sa mère Martine Bokassa,
fille aînée de Jean-Bedel Bokassa, restauratrice sur l’île… C’est donc tout naturellement
qu’il est allé à la rencontre de ses lecteurs, lors d’une séance de dédicace
qui s’est déroulé à
Le livre, largement diffusé dans les pays francophones a été très bien perçu. « J’ai
été contacté par une maison d’édition étrangère pour une version anglo-saxonne.
C’est une opportunité à saisir. En outre, des quatre coins du monde, les
historiens se sont également manifestés, ce qui est très positifs. Le
témoignage de ma mère a permis de mettre les points sur les i et de recadrer
certains faits dans le contexte trouble de l’époque. Autre point positif, une
partie du clan Bokassa s’est retrouvée autour d’elle.
Pour l’alphabétisation en l’Afrique
Au cours d’une conversation à bâton rompu, Jean-Barthélémy Bokassa évoque l’association « Pour l’alphabétisation en l’Afrique » qu’il vient de créer. « Le siège se trouve à Paris, 16 place Vendôme. Le but est de récolter des livres pour les envoyer dans les pays d’Afrique noire où l’accès au savoir et à la culture reste limité. Je me suis inspiré de l’action de ma mère, qui, lorsqu’elle était en Centrafrique, avait ouvert une clinique, qui portait le nom de ma sœur « Marie Catherine ». Je souhaite à mon humble niveau apporter ma pierre à l’édifice en faveur de ceux qui n’ont pas la chance d’avoir des bibliothèques aussi bien garnies que les nôtres… ». Pour mener à bien ce projet en cours de structuration, il est en relation avec son oncle, Jean-Serge bokassa, député en Centrafrique. « Nous allons voir comment établir, sur place, des passerelles pour que les livres destinés en premier lieu aux enfants des écoles, arrivent bien à destination », précise-t-il. Soutenu dans sa démarche par des corses, oeuvrant dans le domaine de l’humanitaire, il envisage de créer un évènementiel sur l’Ile autour de ce projet qui rime avec solidarité.





