C'est en Corse où il a retrouvé sa mère Martine que Jean-Barthélémy Bokassa, premier petit-fils de l'ex empereur Jean-Bedel Bokassa, a choisi de passer ses vacances. Jeune et talentueux écrivain, Jean-Barthélémy n'a pas oublié que c'est dans la cité paoline qu'il a passé son adolescence. "Ca reste pour moi un merveilleux souvenir. J'ai fréquenté le collège Pasquale Paoli et le lycée de Balagne, avant de poursuivre mes études universitaires à Paris Dauphine. J'ai toujours une pensée et un profond respect pour des profs comme Pierrot Maushart qui m'a donné goût à l'écriture ou encore Mme Janine Loverini, prof d'histoire géographie avec qui j'ai remporté le prix de la Résistance", raconte non sans nostalgie Jean-Barthélémy.
L'actualité reprend vite le dessus avec la réédiction de son ouvrage "Les diamants de la trahison" aux éditions Les portes du soleil. "Je vais ajouter dans l'ouvrage des photos inédites de mon grand-père et consacrer deux feuillets à la Corse, d'autant que mon grand-père était comme on le sait un fan de Napoléon". Notre jeune écrivain est fier de cet ouvrage qu'il a dédié à sa mère : "Ce fut aussi l'occasion de rétablir quelques vérités et de montrer que mon grand-père n'était certes pas un ange mais non plus le monstre qu'on voulait décrire".
Encouragé par ce succès littéraire, Jean-Barthélémy a choisi d'écrire en collaboration avec Olivier Keravel un second ouvrage : "Traité de manipulation pour séduire un(e) millionnaire. Le guide des castors".
N'allez surtout pas croire que Jean-Barthélémy, figure de la jet-set parisienne, se soit subitement passionné pour ces rongeurs semi-aquatiques. "En fait, dans la haute societé, les castors sont les gens de condition modeste qui ont su profiter de leur entourage pour acquérir une meilleure vie et se constituer un formidable compte en banque", explique Jean-Barth. Et de poursuivre : "Généralement ces femmes (ou ces hommes) investissent sur elles pour donner l'impression d'être de la Haute. Elles s'habillent en Dior ou Chanel en achetant sur internet ou dans des soldes privées. Ensuite elles s'introduisent dans des palaces pour accrocher la personne fortunée et développer avec elle des relations amicales ou sentimentales. Généralement, elles finissent par divorcer pour ne pas être soumises et par la même occasion pour empocher une grande partie de la fortune. Dans le livre, on explique le mode d'emploi "Comment devenir un castor et comment reconnaît-on un castor".
Avant d'écrire leur ouvrage, Jean-Barthélémy et Olivier Keravel ont mené une enquête dans le milieu de la haute société et ont recueilli de nombreux témoignages de véritables castors. Fidèle à lui-même, Jean-Barthélémy ne quittera pas la Corse sans consacrer quelques heures à une séance de dédicaces. Ce sera le mercredi 30 juillet à la Maison de la presse à l'Ile-Rousse, après avoir l'hôte de la Marge jeudi à Ajaccio.
Gilbert Guizol
REF : Corse Matin (rubrique "People" / page 24) (n°22035 du dimanche 27 juillet 2008)









