Voici l'hitoire des emblèmes de la famille Bokassa (le "B" entouré d'une couronne de lauriers et l'aigle impérial dans un soleil).
Le 4 février 1977 (soit 17 ans après la décolonisation de la Centrafrique - Rappellons qu'en comparaison avec la France, la Centrafrique est un pays jeune dans son Histoire):
Naissance de la noblesse d'Empire centrafricaine. Jean Bedel Bokassa est couronné Empereur de la Centrafrique avec l'aval de la France et devant le légat pontifical afin de valider le sacre.
Les maîtres d'oeuvre du sacre de l'Empereur Jean-Bedel Bokassa :
- Valéry Giscard d'Estaing (l'Elysée était au courant du projet de la création d'un Empire centrafricain dès 1976).
- François Giscard d'Estaing (cousin de Valéry) a permis l'ouverture d'un compte spécial auprès de la BFCE (Banque Française du Commerce Extérieur) où il était le directeur.
- Jean-Pierre Dupont (ami de François Giscard d'Estaing) avait débloqué les fonds nécessaires pour le sacre auprès de la France.
- Le ministère de la coopération française a également joué 1rôle majeur en acheminant 32 chevaux de la Normandie vers la Centrafrique et en accordant un prêt de 4 millions de francs pour la mise en oeuvre du couronnement. L'Empereur Jean-Bedel Bokassa n'a donc point ruiné son peuple pour financer son sacre étant donné que la quasitotalité du financement provenait de sources extérieurs au pays (mais sait-on qui jadis,en 1804,à financé le sacre de Napoléon? Le peuple français ou la famille Bonaparte...?).
- L'état major de l'armée de terre française a prêté 350 sabres de modèle F1 et 275 de plus, modèle napoléonien de l'an 1822, afin d'équiper les officiers du sacre.
- Les carrosses impériaux ont été choisis et achetés à Paris par Lise Assouline (épouse de Jean-Pierre Dupont).
- La couronne de l'Empereur Jean-Bedel Bokassa soutient 7000 carats de diamants dont un de 60 carats (considéré comme le plus gros diamant du monde), les diadèmes du couple impérial et le scèptre ont été conçus pour 8 millions de francs par le joaillier Claude Arthus-Bertrand.
- Les six tenues de l'Impératrice (dont sa robe en perle de Chine, ses chaussures ornées de rubis et son manteau en velours brodé d'or) ont été confectionnées par le styliste Olivier Brice et la maison Lanvin.
- Les tenues de l'Empereur ainsi que ses chaussures brodées de perles de culture et de fil d'or ont été confectionnées par le styliste Pierre Cardin. Coût de la garde de robes impériale : 2 millions francs.
- Le trône impérial a été conçu par Olivier Brice.
Lors du couronnement, cinq mille personnes furent conviées, parmi eux :
le Prince Emmanuel du Lichtenstein, le Prince Alexandre de Géorgie, François Giscard d'Estaing, Aza Arias (représentant du roi d'Espagne), la première dame de Moauritanie Mme Moktar Ould Daddah, Robert Gallet (le ministre de la Coopération français), Mr René Journiac (cliquez : le "Robert Bourgi" de l'époque), le Premier ministre mauricien, le président de la République Camerounaise ... et biensûr le souverain pontif venu du Vatican afin de valider le sacre.
Cinq cent journalistes de la presse écrite, télé et radio, venus du Japon, de l'Europe ... et des Etats-Unis étaient également présents (Associed Press - New York, VSD, Paris-Match, Jour de France....).
Le dîner du sacre réunira 5000 invités suplémentaire, soit au total 10000 convives dont le chanteur Manu Dibongo qui animera la soirée.
Une soirée qui s'est terminée par un joli feu d'artifice, tiré par le pyrotechnicien des célébrités et des grands évènements, Mr Guy Agoutin.
Pour cet évènement historique, la dernière famille impériale d'Afrique a été habillés par les maisons de coutures Cardin et Lanvin (encore des artisants français).
Moralité : ce fut un sacre 100% français, 100% soutenu par l'Elysée et aujourd'hui dénigré par les mêmes médias qui y a 30 ans, étaient heureux de manger du caviar au couronnement de Bokassa Ier, l'art de savoir retourner sa veste, c'est un métier, c'est du journalisme et parfois de la politique !
Pour en savoir +, sources d'info :
- "Bokassa, ascenssion et chute d'un empereur" de Charles Onana - aux éditions Duboiris
- "La Manipulation" de Roger Delpé
- "Bokassa Ier, un empereur français" de Géraldine Faes - aux éditions Calman Lévy
- "Les diamants de la trahison" de J-B. Bokassa et O. Kéravel - aux éditions Pharos
- "Saga Bokassa" de J-B. Bokassa et O. Kéravel - aux éditions Respublica

















